
Un nouveau module de formation pour penser la place des enfants victimes.
- 16 janv.
- 2 min de lecture
Enfants victimes : l’angle mort persistant des violences conjugales
« Les violences faites aux femmes ne s’arrêtent pas à leur corps : elles traversent les vies, les liens, les enfances. »
Lorsqu’une femme est accueillie comme victime de violences conjugales, l’enfant reste trop souvent un impensé.
Invisible dans les dispositifs, relégué au statut de simple “témoin”, il est pourtant victime à part entière, exposé à des psycho-traumatismes profonds, durables, et encore largement minimisés.
Dans une lecture sociologique et féministe des violences, nous faisons le constat que :
les mères protectrices sont fréquemment soumises à une victimisation secondaire par les institutions,
leur parole est suspectée, leurs choix questionnés, leur maternité mise à l’épreuve,
l’injonction à protéger l’enfant se retourne contre celles qui tentent précisément de le faire,
et, paradoxalement, l’enfant disparaît des pratiques dès lors que la mère est au centre de l’accompagnement.
👉 Penser la protection de l’enfance sans penser les violences conjugales,
👉 penser l’accompagnement des femmes sans penser les effets des violences sur leurs enfants,
c’est produire des angles morts… et parfois de nouvelles violences.
Au regard de ces enjeux, nous avons conçu un tout nouveau module de formation :
« Enfants victimes de violences conjugales : comprendre, repérer, accompagner »
Ce module propose :
une analyse critique des violences conjugales comme système (et non comme situations isolées),
une compréhension des impacts psycho-traumatiques spécifiques sur l’enfant,
une réflexion sur les logiques institutionnelles de contrôle, de suspicion et de disqualification des mères,
des outils pour accompagner l’enfant sans jamais opposer sa protection à celle de sa mère.
Cette formation est animée à trois voix, croisant :
une approche sociologique et féministe des violences,
une expertise clinique et institutionnelle,
et le regard indispensable d’une éducatrice de jeunes enfants, pour penser le développement, l’attachement et les besoins spécifiques des enfants exposés aux violences.
Se former à ces questions, c’est faire le choix de pratiques politiquement conscientes, qui reconnaissent les violences, protègent réellement les enfants, et cessent de faire porter aux mères le coût institutionnel des violences qu’elles subissent.
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